Outlook 2022 – Q1

L’année qui vient de s’écouler était à tous les niveaux peu ordinaire et parfois même déroutante pour les investisseurs. Dans la continuité du choc économique provoqué par la pandémie de COVID-19, la croissance économique a observé un net recul en 2020 avant de connaître une reprise extraordinaire en 2021, grâce notamment à la mise en œuvre de plans fiscaux et de soutiens monétaires historiques.

L’amplitude des phases du cycle économique actuel, la rapidité de leur succession et les éléments exogènes qui sont venus s’y greffer ont généré un environnement incertain et volatile. En revanche, ces mouvements ont soutenu les actifs risqués. Aussi, les conséquences liées à l’émergence de nouveaux variants, les perturbations importantes dans les chaînes logistiques et les injections massives de liquidités rendent-elles les prévisions économiques plus difficiles qu’en temps normal. Cependant, les phases distinctes des cycles économiques nous aident à voir plus clair.

En résumé, si l’année 2020 a été celle de la contraction économique et 2021 celle de la reprise, 2022 devrait être celle de la normalisation.

Une année sous le signe de l’inflation ?

Depuis le mois d’avril, Jerome Powell qualifie la hausse importante de l’inflation comme transitoire, mais sans nous donner de repères temporels. Le patron de la Fed voit dans cette hausse une source conjoncturelle qui devrait peu à peu se tarir.

Tout le contraire d’une inflation structurelle bien installée, dont les effets seraient bien plus négatifs que le sursaut inflationniste que nous vivons depuis plusieurs trimestres. Cependant, le débat a commencé à s’installer, car le terme « transitoire » peut être interprété comme donnant une indication de retournement rapide de la tendance.

L’inflation structurelle est une situation causée par un changement important dans la structure du système économique. Celle-ci est nettement plus compliquée à endiguer et plus menaçante qu’une augmentation transitoire des prix liée à la hausse temporaire de la demande et renforcée par les goulets d’étranglement des chaînes d’approvisionnement provoqués par les mesures sanitaires. En fait, ce que craignent les investisseurs, c’est l’inflation que les États-Unis ont connue entre les années 70 et 80 ou encore celle vécue par les pays en voie de développement.

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