Ne reléguons pas la géopolitique au second plan !

Les effets directs et indirects du COVID-19 sont multiples et pour certains encore débattus. Il y en a toutefois un dont on parle peu mais qui n’est pas sans influence sur notre vision du monde. En effet, l’omniprésence du virus dans l’actualité interroge. Car au-delà du discours anxiogène qu’il diffuse, son traitement continu tend à passer sous silence d’autres développements géopolitiques importants. Cela représente à notre sens un facteur de risque, car l’évolution de certaines tensions internationalesa un impact évident sur l’économie.

Au cours du mois d’avril dernier par exemple, plus de 100’000 soldats russes étaient massés à la frontière de l’Ukraine. Cette mobilisation avait de quoi inquiéter, car la dernière fois que nous avons pu observer de tels mouvements en 2014, la Russie a annexé la Crimée et entrepris de déstabiliser le Donbass. À la une de l’actualité pendant plusieurs mois, ce conflit « gelé » avait coûté à l’époque environ 15 % au marché européen. Aujourd’hui, si Vladimir Poutine cherche à nouveau à montrer les muscles, ce n’est pas un hasard.

Volodymyr Zelensky, l’actuel président ukrainien, avait préalablement envoyé des troupes près de la frontière en menaçant de reprendre les zones occupées et de geler les actifs d’oligarques proches du président russe. Ce dernier a immédiatement réagi en mobilisant des régiments blindés, l’armée de l’air et des navires de guerre.

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