Outlook 2021 – Q3

Le deuxième trimestre de l’année a été marqué par la réouverture graduelle de nombreuses économies et par une reprise de l’activité plus importante que prévu. Cette reprise a été stimulée par un choc de demande et par la persistance des politiques accommodantes des banques centrales malgré les pressions inflationnistes engendrées par un retard de l’offre.

Ces dynamiques contrastent fortement avec celles observées durant les deux trimestres intermédiaires de l’année 2020, que l’on qualifiait de périodes désinflationnistes, car elles étaient caractérisées par une forte diminution de la demande. Au regard d’autres crises, la pandémie que nous traversons nous permet en tout cas de mesurer une chose importante : la transition très rapide des régimes économiques et de marché.

Un constat qui soulève plusieurs questions. Dans quelle partie du cycle nous trouvons-nous ? Quel est l’impact du contexte actuel sur la dynamique des politiques monétaires, et notamment celle de la Fed ? Quelle allocation mettre en place en fonction de cet environnement ?

Où en sommes-nous dans le cycle économique ?

Pour tenter de répondre à cette question, il est nécessaire de prendre du recul, de reprendre le cheminement du cycle et de faire un point sur les chiffres de croissance et d’inflation du deuxième trimestre ainsi que sur les attentes des trimestres à venir.

Mais avant cela, il est important de faire la distinction entre la croissance économique réelle et la croissance économique potentielle afin de saisir les différentes phases du cycle économique. Si la première notion coïncide avec la performance effectivement réalisée, la seconde estime la valeur des biens et des services qu’une économie produit si le travail et le capital sont employés à leur taux d’efficience maximum. Plus concrètement, nous parlons d’une période de croissance constante qui permet une inflation stable, favorise le plein emploi et où la demande n’excède pas l’offre. Chaque économie a une croissance potentielle différente. Celle-ci est définie par des facteurs structurels comme le nombre de personnes en âge de travailler, le taux de participation de la population active ou le stock de capital. La croissance réelle peut donc se trouver en dessous ou au-dessus de ce niveau.

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