Éditorial
En bref, le mois de mars a été très difficile pour les investisseurs et pour tous ceux qui tentent de comprendre ce qui se passe dans le monde.
Depuis des mois, les marchés étaient soutenus par un environnement idéal : une croissance suffisamment solide pour soutenir les bénéfices, une inflation suffisamment faible pour que les banques centrales maintiennent une politique accommodante. Le mois de mars a marqué une rupture brutale avec cette situation. Ce qui a commencé comme une escalade militaire au Moyen-Orient s’est rapidement transformé en un événement d’une ampleur bien plus grande. La fermeture du détroit d’Ormuz a propulsé les prix de l’énergie à des niveaux jamais vus depuis des décennies, et les répercussions ne se sont pas limitées aux marchés pétroliers. Les craintes inflationnistes ont refait surface presque du jour au lendemain. Les banques centrales, qui avaient passé la majeure partie des deux dernières années à se préparer à baisser leurs taux, se sont soudainement retrouvées sous pression pour faire exactement le contraire. Et sur l’ensemble des marchés, presque rien n’a été épargné.
Ce qui a rendu le mois de mars particulièrement troublant, c’est que les valeurs refuges traditionnelles ont toutes chuté en même temps que les actifs plus risqués. Pour la plupart des investisseurs, il n’y avait véritablement nulle part où se réfugier.
C’est l’inverse de Boucle d’Or : trop chaud là où on ne le souhaite pas, trop froid là où on le souhaite. Nous vous souhaitons une lecture agréable et instructive.
Joan Bürgy
Investment Specialist
Jérôme Tobler, CIIA
Partner & Senior Financial Advisor

