Éditorial
Avril nous a rappelé que la guerre fait rarement bouger les marchés comme les manuels le prédisent.
La fermeture du détroit d’Ormuz aurait dû, selon toute interprétation classique, être synonyme de difficultés pour les actifs risqués. Ce fut le cas, brièvement. Ce qui s’est passé ensuite est plus surprenant, et plus intéressant que le choc initial.
Les marchés actions ont depuis opéré un rebond qui en a surpris plus d’un, porté par des forces qui n’ont pas grand-chose à voir avec la géopolitique. Les bénéfices des entreprises dépassent largement les attentes. Le cycle d’investissement dans l’IA s’est réaffirmé avec une vigueur difficile à ignorer. Et les marchés, après avoir traversé la crise ukrainienne et l’épisode des droits de douane de l’année dernière, ont développé une plus grande résistance face à l’incertitude.
Rien de tout cela ne signifie que les risques ont disparu. L’inflation remonte, et la Fed se trouve dans une position qu’elle préférerait éviter. La dernière réunion de Jerome Powell en tant que Chairman a produit un résultat qui en dit long sur l’état actuel de la politique monétaire et sur les directions qu’elle peut ou ne peut pas prendre à partir de là.
La courbe des taux raconte une histoire qui mérite d’être lue attentivement. Ce point sur les marchés s’efforce d’en démêler tous les fils. Nous vous en souhaitons une lecture agréable.
Joan Bürgy
Investment Specialist
Jérôme Tobler, CIIA
Partner & Senior Financial Advisor

