Éditorial
Il y a un an, les investisseurs se demandaient à quelle vitesse les taux d’intérêt allaient baisser. Septembre a répondu à une autre question. L’inflation, qui devait continuer de refluer, s’est montrée tenace, et le retour du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril a rendu sa maîtrise plus difficile encore. L’économie américaine accélérant de surcroît, les banques centrales qui baissaient leurs taux se sont retrouvées à les relever.
Le marché obligataire en a tiré la conclusion logique. Une inflation persistante érode la valeur des paiements fixes, et les rendements ont retrouvé des niveaux inédits depuis vingt ans. Les investisseurs en actions ont regardé la même économie et ont choisi de se concentrer sur la croissance, en particulier sur le boom des investissements dans l’intelligence artificielle. Les principaux indices ont ainsi terminé le mois proches de leur niveau de départ. D’où notre titre : une économie, deux marchés.
Le calme des actions mérite toutefois qu’on s’y attarde, car une poignée de sociétés technologiques liées à cette thématique ont porté les indices alors que la plupart des autres titres reculaient. De l’inflation ou de la croissance, laquelle finira par donner le ton ? C’est la question que nous emportons dans le dernier trimestre de l’année.
Nous vous souhaitons une agréable lecture.
Joan Bürgy
Investment Specialist
Jérôme Tobler, CIIA
Partner & Senior Financial Advisor

