Éditorial

Août a été un mois de gros titres bruyants et de marchés presque silencieux. Le détroit d’Ormuz est resté au centre de l’équation du risque mondial, le Brent s’est maintenu près de 92 USD, et la Fed, la BCE et la BoJ ont toutes maintenu leurs positions. Pourtant, les actions ont grimpé progressivement, le crédit a à peine bougé, et la volatilité est restée contenue. Quiconque aurait lu la une d’un journal puis regardé un écran de cours de bourse aurait eu du mal à concilier les deux.

Cet écart s’explique en grande partie par les profits. Les résultats des entreprises ont été assez solides pour porter le marché à eux seuls, ce qui change la manière dont il faut lire le débat actuel sur les valorisations.

Deux éléments ont tout de même bougé au milieu de ce calme. L’or et les rendements américains à long terme ont progressé ensemble, un couplage inhabituel qui en dit plus sur la confiance envers l’emprunteur que sur les perspectives de croissance. Les anticipations de taux d’intérêt sont passées de baisses à hausses des deux côtés de l’Atlantique, ce qui replace au centre de la discussion la question de savoir d’où vient réellement cette inflation.

Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Joan Bürgy

Investment Specialist

Jérôme Tobler, CIIA

Partner & Senior Financial Advisor